Quand on sait ce que l’on aime, mais que l’on n’ose pas choisir
Mais en réalité, la situation est bien plus complexe. Il arrive qu’un jeune sache déjà ce qui l’attire : il sait ce qu’il aime, connaît les domaines qui l’intéressent et peut même avoir une idée du métier qu’il aimerait découvrir. Pourtant, il n’ose pas se décider. Ce n’est pas parce qu’il ne sait pas quoi faire, mais parce qu’il se demande sans cesse : « Et si je me trompais ? »
Quand une passion devient un sujet de doute
Quand l’envie même devient un sujet de doute, aimer quelque chose ne signifie pas toujours avoir le courage d’en faire une orientation. Ainsi, un jeune peut être passionné de numérique, de création, de design, de communication ou encore de nouvelles technologies, tout en hésitant à s’engager dans cette voie.
En effet, il peut entendre autour de lui : « Ce n’est pas une véritable profession », « Avec ça, trouveras-tu facilement du travail ? », « Choisis plutôt une formation sûre » ou encore « Tu as de bonnes notes, tu devrais prétendre à quelque chose de plus sérieux ». À force d’entendre ces remarques, il peut finir par douter de ses propres envies. Ce qui avait commencé comme une passion se transforme alors en incertitude.
S’orienter demande aussi de croire en soi.
L’orientation est aussi une question de confiance. Parfois, il faut avoir suffisamment confiance en soi pour pouvoir dire : « C’est cette voie qui m’intéresse. » Or, cette confiance ne se trouve pas toujours facilement. Certains jeunes craignent de décevoir leurs parents, d’autres redoutent le regard de leurs amis ou de leur entourage. Certains hésitent à emprunter une voie moins connue que celles habituellement considérées comme prestigieuses, tandis que d’autres pensent simplement qu’ils ne sont pas assez bons.
Ils se disent alors : « Je ne suis peut-être pas fait pour ça », « D’autres valent mieux que moi » ou encore « Je ne réussirai jamais dans ce domaine ». Pourtant, ces pensées peuvent devenir de véritables barrières, car elles apparaissent parfois avant même d’avoir réellement essayé.
Les pensées limitantes peuvent choisir pour nous
Les pensées limitantes peuvent ainsi choisir à notre place. Une pensée limitante est une idée que l’on croit vraie sans qu’elle repose forcément sur des faits : « Je ne suis pas assez intelligent », « Je ne suis pas bon en informatique », « Je ne suis pas assez fort », « Ce métier est réservé aux meilleurs élèves » ou encore « Je ne pourrai jamais travailler dans ce domaine ». De telles croyances peuvent profondément influencer une orientation.
Par conséquent, un jeune peut abandonner un domaine qui l’intéresse simplement parce qu’il le considère comme trop difficile à atteindre. Pourtant, l’orientation ne devrait pas uniquement répondre à la question : « Que puis-je faire aujourd’hui ? » Elle devrait aussi amener à réfléchir : « Qu’est-ce que je pourrais apprendre à faire demain ? »
Une autre peur : celle de la réalité du marché
Cependant, une autre peur existe également : celle de la réalité du marché du travail. Les hésitations ne sont pas uniquement liées au manque de confiance ; elles peuvent aussi être liées à des préoccupations concrètes. En effet, les emplois évoluent, certaines compétences deviennent plus recherchées, de nouveaux métiers apparaissent et les entreprises recherchent des profils capables de s’adapter.
Des questions légitimes sur l’avenir
Face à ces changements, il est naturel de se demander : « Ce métier existera-t-il encore dans quelques années ? », « Pourrai-je trouver du travail ? », « Cette formation en vaut-elle vraiment la peine ? » ou encore « Est-il risqué de choisir cette voie ? » Ces questions sont légitimes.
Le problème apparaît lorsque la peur du marché pousse un jeune à renoncer totalement à ses centres d’intérêt. En réalité, il ne faut pas choisir entre la passion et la réalité. Choisir ce qui nous ressemble ne signifie pas ignorer les opportunités professionnelles. Au contraire, une bonne orientation doit permettre de relier les deux dimensions.
Il ne s’agit donc ni de dire : « Fais uniquement ce que tu aimes », ni de conseiller : « Choisis seulement le métier qui recrute le plus ». Il s’agit plutôt de se demander : « Quels sont mes intérêts, mes compétences et les opportunités professionnelles qui correspondent à mon profil ? » C’est cette rencontre entre les aspirations personnelles et les réalités du marché qui peut rendre un choix d’orientation plus cohérent.
Trouver l’équilibre entre profil et débouchés
Par ailleurs, il est difficile d’oser choisir lorsque l’on ne connaît pas réellement les métiers qui existent. Beaucoup de jeunes ont entendu parler de quelques professions du numérique, comme développeur, community manager, graphiste ou informaticien. Pourtant, ce secteur est bien plus vaste.
Il existe des métiers liés aux données, à la cybersécurité, au design numérique, aux systèmes et réseaux, au marketing digital, au développement, à l’analyse et à bien d’autres domaines encore. Ainsi, un jeune peut être attiré par un univers sans savoir qu’il existe un métier correspondant exactement à ses centres d’intérêt.
Or, on ne peut pas choisir une possibilité que l’on ne connaît pas. C’est pourquoi la découverte des métiers constitue une étape essentielle de l’orientation.
C’est précisément à cette étape qu’Orientys peut accompagner les jeunes. La plateforme permet d’indiquer sa série, ses notes et ses centres d’intérêt afin d’obtenir des pistes de métiers du numérique correspondant à son profil.
L’objectif n’est pas de dire au jeune : « Voici le métier que tu dois faire », mais plutôt de lui faire découvrir des possibilités auxquelles il n’aurait peut-être jamais pensé. Car ce qui manque parfois à un jeune, ce n’est pas une réponse définitive, mais simplement une piste lui montrant que son profil peut trouver sa place dans un domaine qu’il n’osait pas envisager.
Il faut également accepter une réalité importante : aucun jeune ne possède la garantie absolue de faire le bon choix. Il peut arriver qu’après réflexion ou expérience, un domaine ne lui convienne finalement pas, et cela n’est pas forcément un échec.
En effet, découvrir ce que l’on n’aime pas fait aussi partie de la construction d’un parcours. L’objectif de l’orientation n’est donc pas d’éliminer toute incertitude, mais plutôt de la réduire en apprenant à mieux se connaître et en découvrant davantage de possibilités.
Avant d’abandonner une idée parce qu’elle paraît trop risquée, trop ambitieuse ou trop différente de ce que les autres attendent de toi, prends le temps de l’explorer. Renseigne-toi sur les métiers, découvre les compétences nécessaires, observe les débouchés, compare les formations et demande-toi surtout si ton choix vient réellement de toi ou de la peur du regard des autres.
Orientys : transformer le doute en pistes concrètes
Ton orientation ne doit pas être la copie du parcours de quelqu’un d’autre. Elle doit se construire à partir de ton profil, de tes capacités, de tes centres d’intérêt et de tes ambitions, tout en tenant compte des réalités professionnelles.
C’est exactement cette réflexion qu’Orientys souhaite faciliter : découvrir qui tu es, explorer les métiers du numérique et surtout oser envisager une voie qui te ressemble vraiment.
Car parfois, le plus grand obstacle à notre orientation n’est pas l’absence de voie, mais le manque de courage pour emprunter celle qui nous correspond.