L’alternance s’est progressivement imposée comme une voie importante de formation. Elle permet à un étudiant ou à un jeune en formation de partager son temps entre un établissement de formation et une entreprise, afin d’acquérir à la fois des connaissances théoriques et une expérience professionnelle concrète.
En France, malgré un ralentissement récent, l’apprentissage reste particulièrement développé ; 846 700 nouveaux contrats d’apprentissage ont débuté en 2025, soit environ 5 % de moins qu’en 2024. À la fin de l’année, plus d’un million de contrats étaient néanmoins en cours.
Mais qu’est-ce qui explique cet engouement ? Et l’alternance est-elle réellement faite pour tout le monde ?
L’alternance, comment ça fonctionne ?
Le principe est relativement simple : l’alternant partage son temps entre son établissement de formation et son entreprise.
Une partie de son temps est consacrée aux cours et à l’acquisition des connaissances nécessaires à son diplôme. L’autre partie se déroule en entreprise, où il met progressivement ces connaissances en pratique.
L’alternant possède donc un double statut : il est à la fois étudiant ou apprenant et salarié
Cette organisation permet de découvrir le fonctionnement réel d’une entreprise tout en poursuivant sa formation.
Les principaux avantages
Le premier avantage est évidemment l’expérience professionnelle.
À diplôme équivalent, avoir déjà travaillé dans une entreprise peut constituer un véritable atout lorsqu’un jeune recherche son premier emploi. L’alternance permet également de développer des compétences pratiques qui sont parfois difficiles à acquérir uniquement en cours.
Autre avantage : la rémunération. L’alternant est salarié et perçoit une rémunération dont le montant dépend notamment de son âge, de son niveau de formation et du type de contrat.
L’alternance permet aussi de confronter rapidement ses attentes à la réalité du métier.
Un jeune qui pensait aimer un domaine peut découvrir que les missions quotidiennes ne correspondent finalement pas à ce qu’il imaginait. Cette expérience peut alors l’aider à confirmer son choix… ou à se réorienter.
Les résultats en matière d’insertion sont également encourageants. Selon une étude publiée en 2026 par la DARES et la DEPP, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d’études en 2023 occupaient un emploi salarié deux ans après leur sortie, en juillet 2025.
Mais l’alternance a aussi ses limites
L’alternance demande d’abord une bonne capacité d’organisation.
Il faut réussir à gérer simultanément les cours, les devoirs, les examens et les responsabilités professionnelles. Le rythme peut donc être plus exigeant qu’une formation classique.
La recherche d’une entreprise peut également représenter une difficulté. Dans certaines formations ou certains secteurs très demandés, plusieurs candidats peuvent se retrouver en concurrence pour un nombre limité de places.
Enfin, trouver une entreprise ne suffit pas. Il faut trouver *une entreprise qui propose des missions réellement cohérentes avec la formation et le projet professionnel*.
C’est là que la question de l’orientation devient essentielle.
Avant de chercher une alternance, savoir où l’on veut aller
Chercher « une alternance » peut sembler être l’objectif. Pourtant, ce n’est qu’une étape.
Avant de répondre aux offres, il est important de se demander : quel métier est-ce que je veux découvrir ? Quelles compétences dois-je développer ? Quelle formation correspond à ce métier ? Et quelles entreprises peuvent réellement m’aider à progresser dans cette direction ?
Cette réflexion permet d’éviter un piège fréquent : choisir une formation ou une entreprise uniquement parce qu’une place est disponible.
Une alternance réussie n’est pas simplement celle qui permet de signer un contrat. C’est celle qui permet au jeune d’avancer dans un projet professionnel cohérent
Orientys : commencer par identifier le métier qui vous correspond
C’est précisément à cette étape que Orientys peut intervenir.
La plateforme web permet au jeune de renseigner plusieurs informations sur son profil, notamment *sa série, ses notes et ses centres d’intérêt*.
Ces données sont ensuite analysées par une intelligence artificielle qui identifie les *métiers du numérique susceptibles de correspondre au profil renseigné*.
L’intérêt est de partir du jeune plutôt que de partir directement d’une offre d’emploi.
Un lycéen qui souhaite travailler dans le numérique mais qui ne sait pas s’il devrait se diriger vers le développement, la cybersécurité, la data ou un autre domaine peut ainsi obtenir des pistes adaptées à son profil.
Orientys ne remplace évidemment pas la réflexion personnelle ni les conseils d’un professionnel de l’orientation. Son rôle est plutôt de *faciliter l’exploration et de faire émerger des possibilités*.
Une fois le métier identifié, le jeune peut ensuite rechercher les formations adaptées, puis les opportunités d’alternance correspondantes.
L’alternance commence donc bien avant l’entreprise
Dans un contexte où l’apprentissage reste une voie importante mais où le nombre de nouveaux contrats a commencé à diminuer, mieux préparer son projet devient particulièrement important.
L’objectif ne devrait pas être de décrocher une alternance à tout prix.
Il devrait être de trouver *la bonne formation, dans le bon domaine, avec des missions qui permettent réellement de construire les compétences nécessaires au métier visé.
L’alternance peut être un formidable accélérateur professionnel. Mais pour qu’elle le soit, il faut d’abord savoir dans quelle direction avancer.
Et si la première étape pour trouver son alternance n’était finalement pas de chercher une entreprise, mais de trouver le métier qui nous correspond ?