Un phénomène massif, y compris ailleurs dans le monde francophone
Les chiffres publiés en France, où les statistiques sont particulièrement détaillées, donnent une idée de l'ampleur du phénomène dans les systèmes universitaires classiques. Selon les données du ministère de l'Enseignement supérieur, seul un étudiant sur deux passe directement en deuxième année de licence après sa première inscription, un sur quatre redouble, et un sur quatre se réoriente ou quitte l'université. Une étude plus récente de l'Étudiant confirme cette tendance sur la durée : deux étudiants sur trois inscrits en première année en 2020 n'avaient toujours pas obtenu leur licence trois ans plus tard, la majorité d'entre eux ayant quitté l'université avant même la deuxième année.
Ce constat s'accompagne toutefois d'une nuance importante, rappelée par une responsable d'un service d'orientation universitaire citée dans cette même étude : il ne faut pas se focaliser uniquement sur le taux d'échec en première année, car cette année n'est pas comparable aux suivantes en termes de rythme et d'engagement dans le projet d'études. Une fois ce cap difficile passé, les taux de réussite grimpent nettement : parmi les étudiants entrant en troisième année de licence, environ huit sur dix obtiennent leur diplôme.
Le dispositif concret mis en place à l'université de Lomé
Contrairement à une idée reçue, un échec ou un doute en première année ne condamne pas un étudiant togolais à rester bloqué dans une filière qui ne lui convient pas. L'Université de Lomé dispose d'un service dédié, la Division de l'Information et de l'Orientation, rattachée à la Direction des Affaires académiques et de la Scolarité. Ce service accueille tous les publics, des lycéens aux doctorants, en passant par les étudiants en réorientation et même les adultes salariés souhaitant reprendre leurs études.
Concrètement, tout étudiant ayant pris au moins une inscription à l'université de Lomé et souhaitant changer de parcours peut engager une démarche de réorientation. La procédure se déroule en ligne, sur le portail des étudiants de l'université, généralement entre le mois d'octobre et le mois de novembre selon le calendrier académique. Elle nécessite de fournir les relevés de notes du baccalauréat première et deuxième partie, ainsi que les bulletins des classes de seconde, première et terminale. Orientys accompagne régulièrement des étudiants dans la constitution de ce dossier, en les aidant à choisir un nouveau parcours cohérent avec leurs résultats et leurs intérêts, plutôt que de reproduire la même erreur d'orientation une seconde fois.
Un accompagnement humain, pas seulement administratif
Ce qui distingue ce dispositif d'une simple formalité administrative, c'est la possibilité d'un accompagnement individualisé. Les étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d'un entretien de réorientation psychologique personnalisé avec un conseiller, pour les aider à choisir un nouveau parcours en connaissance de cause, plutôt que de changer de filière au hasard ou sous la seule pression de l'échec.
La Division de l'information et de l'orientation va d'ailleurs plus loin que la seule question du parcours académique. Les étudiants en difficulté peuvent également être orientés vers un accompagnement psychologique en cas de stress, de dépression, de conflits familiaux ou de maladies chroniques affectant leur parcours. Dans les situations les plus délicates, la Direction des Affaires académiques et de la Scolarité peut orienter les étudiants vers des structures spécialisées, comme Espoir Vie Togo ou le Centre des œuvres universitaires de Lomé. Ce niveau de prise en charge rappelle qu'un échec en première année n'est presque jamais un problème uniquement scolaire : il est souvent lié à un ensemble de facteurs personnels, familiaux ou d'orientation mal préparée en amont. C'est cette dimension globale qu'Orientys prend également en compte, en ne réduisant jamais une réorientation à un simple changement d'intitulé de filière sur un formulaire.
Pourquoi tant d'étudiants découvrent trop tard qu'ils se sont trompés de voie ?
Ce phénomène de réorientation en cours d'études révèle une réalité simple mais rarement dite : beaucoup de bacheliers choisissent leur filière sans disposer d'informations suffisantes sur son contenu réel, ses exigences ou ses débouchés. La pression familiale, la réputation d'une filière ou le manque d'alternatives connues au moment de l'inscription poussent souvent à un choix qui se révèle, une fois les cours commencés, en décalage avec les attentes de l'étudiant.
Le fait qu'un dispositif de réorientation existe à l'université de Lomé est une bonne nouvelle, mais il intervient par définition après coup, une fois que plusieurs mois d'études ont déjà été engagés, parfois avec des frais d'inscription déjà versés. La meilleure réorientation reste donc celle qui n'a pas besoin d'avoir lieu, parce que le choix initial a été construit sur des bases solides.
Anticiper plutôt que réparer
C'est précisément l'écart qu'Orientys cherche à combler, en amont plutôt qu'après coup : croiser les intérêts réels d'un jeune, ses résultats scolaires et la réalité concrète des filières visées, avant même l'inscription à l'université, pour que le choix de départ soit le bon.
Ne laissez pas une première année difficile décider de tout votre avenir. Contactez Orientys pour un accompagnement personnalisé, que vous prépariez votre entrée à l'université ou que vous envisagiez une réorientation.