Orientation et santé mentale : quand choisir son avenir devient une source de pression

Choisir une formation, envisager un métier et se projeter dans l’avenir sont des étapes importantes pour un jeune. Mais lorsque le choix semble définitif, l’orientation peut aussi devenir une source de stress, d’incertitude et de pression.

Équipe ACAN
24 août 2026
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À l’approche des grandes étapes de leur parcours scolaire, de nombreux jeunes se retrouvent face à une question qui paraît simple, mais qui peut être particulièrement difficile : « Qu’est-ce que je vais faire plus tard ? »
Derrière cette question se cachent souvent plusieurs inquiétudes : peur de faire le mauvais choix, pression familiale, comparaison avec les autres, résultats scolaires ou encore difficulté à connaître les métiers réellement accessibles.

 Quand l’orientation devient une source de stress

L’orientation ne constitue évidemment pas à elle seule un problème de santé mentale. Mais elle intervient à un moment où certains jeunes peuvent déjà être confrontés à différentes formes de pression scolaire et sociale.

En France, cette question fait désormais l’objet d’une attention particulière. Une circulaire publiée en juillet 2026 renforce notamment la coordination entre l’Éducation nationale et les professionnels de santé afin de mieux repérer et accompagner les élèves présentant des signes de souffrance psychique.

Le contexte est d’autant plus important que le ministère de l’Éducation nationale rappelle que la santé mentale des enfants et des adolescents constitue un enjeu majeur. Une circulaire interministérielle publiée en juin 2026 estime notamment qu’environ 1,6 million de mineurs seraient concernés par des troubles psychiques.

Dans ce contexte, l’orientation doit être pensée autrement.

 Le problème n’est pas toujours le choix, mais le manque de repères.

Un jeune peut avoir de bonnes notes et pourtant ne pas savoir quelle voie choisir. À l’inverse, un autre peut avoir une idée de métier sans savoir quelle formation lui permettra d’y accéder.

Cette incertitude peut rapidement transformer l’orientation en source d’angoisse.

Le problème vient parfois du fait que les jeunes connaissent seulement quelques métiers très visibles. Ils peuvent alors choisir une formation parce qu’elle est populaire, parce qu’un proche la recommande ou simplement parce qu’ils ne connaissent pas d’autres possibilités.

Mieux s’orienter commence donc par mieux comprendre son propre profil.

Quels sont ses centres d’intérêt ? Dans quelles matières obtient-on de bons résultats ? Quelles compétences peut-on développer ? Quels métiers correspondent réellement à ce profil ?

 Et si la technologie pouvait aider à mieux se connaître ?

C’est dans cette logique que des solutions numériques comme *Orientys* peuvent apporter une première réponse.

Orientys est une plateforme web destinée à accompagner les jeunes dans leur réflexion autour des métiers du numérique. L’utilisateur renseigne notamment *sa série, ses notes et ses centres d’intérêt*. Ces informations sont ensuite analysées par une intelligence artificielle afin d’identifier les métiers du numérique susceptibles de correspondre à son profil.

L’objectif n’est pas de laisser une IA décider de l’avenir d’un jeune.

Au contraire, l’intérêt d’un tel outil est de lui permettre de découvrir des possibilités auxquelles il n’aurait peut-être pas pensé et de disposer d’une première piste pour approfondir sa réflexion.

Un jeune qui pense ne pas être fait pour le numérique pourrait ainsi découvrir des métiers correspondant davantage à ses intérêts et à ses compétences. À l’inverse, celui qui souhaite déjà travailler dans ce secteur peut obtenir une vision plus précise des métiers qui pourraient lui convenir.

 Une aide à la décision, pas une décision à la place du jeune.

L’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’orientation doit cependant rester accompagnée d’une certaine prudence.

Une analyse automatisée ne peut pas résumer toute la personnalité, les aspirations ou les expériences d’un jeune. Les résultats doivent donc être considérés comme *des pistes d’exploration*, et non comme une réponse définitive.

L’accompagnement humain conserve toute son importance, notamment lorsqu’un jeune rencontre des difficultés importantes ou ressent une forte pression face à son avenir.

L’enjeu est finalement de combiner les deux : la technologie pour ouvrir le champ des possibilités et l’humain pour aider à donner du sens aux choix.

 Repenser l’orientation pour réduire la pression

Choisir son avenir à 17 ou 18 ans ne signifie pas connaître exactement le chemin que l’on suivra pendant les quarante prochaines années.

Les parcours professionnels sont devenus plus évolutifs. Un métier peut changer, une compétence peut s’acquérir plus tard et une réorientation reste possible.

L’orientation devrait donc moins être présentée comme un choix définitif que comme *une première étape dans la construction d’un projet*.

Des plateformes comme Orientys peuvent contribuer à cette évolution en donnant aux jeunes des outils pour mieux explorer leurs possibilités, notamment dans un secteur numérique où les métiers sont nombreux et parfois encore méconnus.

Parce que mieux s’orienter, ce n’est pas forcément trouver immédiatement le métier idéal. C’est d’abord avoir suffisamment de repères pour avancer avec moins d’incertitude et davantage de confiance.

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